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COMITE DE REDACTION
– Coordinatrices : Catherine Fargeot, Pitié-Salpêtrière ; Judith Pineau, HEGP.
– Membres du groupe de travail AP-HP : Odile ALBERT, Saint-Louis, Valérie ARCHER, Henri Mondor, Xavier ARRAULT, Bichat, Per-Yann BALANANT, HEGP, Agnès BELLANGER, Pitié Salpêtrière, Aurélie BOUDARD, Secrétariat Scientifique COMEDIMS, AGEPS, Françoise CASTOR, Charles Foix, Anne-Laure CORDONNIER, Secrétariat Scientifique COMEDIMS, AGEPS, Catherine DIVINÉ, Albert Chenevier, Christian DUPONT, Cochin, Emmanuel GUEROT, HEGP, Suzanne HAGHIGHAT, UF EADM, AGEPS, Aurélien HOFFMANN, AGEPS, Emmanuelle HUET, UF EADM, AGEPS, Joëlle JEROME, UF EADM, AGEPS, Anne-Christine JOLY, Saint-Antoine, Claire JUDEL, Avicenne, Patrick LEGLISE, Joffre Dupuytren, Fabrice LESAGE, Necker, Hélène LEVERT, Saint-Louis, Frédérique MIGNOT, HEGP, Manuelle PANCZER, Equipements, AGEPS, Isabelle PEYRON, Charles Foix, Paulette REGAZZONI, UF EADM, AGEPS, Anne-Claire STEINMETZ, Lariboisière, Véronique VINCOURT, Necker – Enfants Malades
Remerciements
Pierre FAURE, Saint-Louis, Muriel GUERRIER, AGEPS, Sylvie LANCRENON, AGEPS, Jean-Christophe LUCET, BICHAT, Blandine SCHAFF, Robert Debré, Bernard SARRUT, AGEPS, Véronique TUAL, HEGP.
CONCEPTION EDITORIALE ET GRAPHIQUE
AGEPS (Agence générale des équipements et produits de santé) de l’AP-HP et le secrétariat scientifique de la COMEDIMS (Service Évaluation Pharmaceutique et Bon Usage).
CONCEPTION TECHNIQUE ET DÉVELOPPEMENT
DSI / Département WIND (Web Innovation Données) :
Raphaël BEAUFRET, Bertrand DE GREEF, Mathieu MARÉ, Guillaume MANGEOT, Joana SECHAUD
AVERTISSEMENT
Ces recommandations ont été conçues à l’initiative d’un groupe de travail CODIMS central et de la COMEDIMS de l’AP-HP pour contribuer au bon usage des dispositifs de perfusion. Ces recommandations sont fondées sur l’analyse de la littérature et sur des avis des experts (via un groupe d’experts pluridisciplinaire). . Elles ne se substituent pas aux décisions cliniques des praticiens qui demeurent responsables de leurs prescriptions en toutes circonstances. L’AP-HP ne saurait être tenue responsable de tout préjudice, direct ou indirect, de quelque nature que ce soit, résultant de l’utilisation, même partielle, des informations de ces recommandations. L’AP-HP détient le copyright de ces recommandations.
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12 – Annexes
12.1 – Annexe 1 : Réglage du débit / Perfusion par gravité
1mL = 20 gouttes
| Volume à perfuser | Durée (h) | Débit (mL/h) | Gouttes / min |
| 50 mL | 15 min | 200 | 67 |
| 30 min | 100 | 33 | |
| 1h | 50 | 17 | |
| 1h30 | 37.5 | 11 | |
| 2h | 25 | 8 | |
| 100 mL | 15 min | 400 | 134 |
| 30 min | 200 | 66 | |
| 1h | 100 | 34 | |
| 2h | 50 | 16 | |
| 4h | 25 | 8 | |
| 250 mL | 1h | 250 | 83 |
| 2h | 125 | 42 | |
| 4h | 60 | 21 | |
| 8h | 30 | 10 | |
| 500 mL | 2h | 250 | 84 |
| 4h | 125 | 42 | |
| 6h | 80 | 28 | |
| 8h | 60 | 20 | |
| 12h | 40 | 14 | |
| 24h | 20 | 7 | |
| 1000 mL | 6h | 165 | 56 |
| 8h | 125 | 42 | |
| 12h | 80 | 28 | |
| 24h | 40 | 14 |
12.2 - Annexe 2 : Lignes de perfusion principale et secondaire

12.3 - Annexe 3 : Solutions injectables à perfuser impérativement à l’aide d’une tubulure opaque
Il existe peu de médicaments devant être protégés de la lumière lors de leur administration. Il conviendra pour les principes actifs suivants sensibles à la lumière d’utiliser des tubulures opaques et de protéger le flacon ou la poche de perfusion. Les spécialités pour lesquelles les renseignements ont été obtenus sont les spécialités princeps. La recherche a été effectuée pour un produit générique lorsque celui-ci était référencé à l’AP-HP. Liste indicative de solutions injectables à perfuser à l’abri de la lumière (source RCP) :| DCI | Nom commercial / Laboratoire |
| Dacarbazine | DETICENE® (Sanofi Aventis) |
| Fotémustine | MUPHORAN® (Servier) |
| Gemtuzumab-Ozogamicin | MYLOTARG® (Pfizer) |
| Isoprénaline | ISUPREL® (Pfizer) |
12.4 - Annexe 4 : Glossaire
| NOM (SYNONYME) | DEFINITION |
| ANTICANCEREUX (antinéoplasiques) | Les anticancéreux visent à détruire le plus grand nombre de cellules cancéreuses ou à les empêcher de se multiplier, tout en épargnant la plupart des cellules saines de l’organisme (Larousse médical) |
| BOITIER | Dispositif médical de protection, rigide ou souple, muni ou non d'une mousse protectrice, permettant d'isoler et de protéger les robinets ou les rampes de robinets pour perfusion. |
| BOUCHON OBTURATEUR | Dispositif médical Luer lock mâle et/ou femelle destiné à obturer une voie de perfusion non utilisée. A distinguer des bouchons obturateurs de cathéter avec ou sans mandrin (sans objet ici). |
| CATHETER VEINEUX PERIPHERIQUE (Cathlon® / à bannir) | Dispositif médical invasif intravasculaire composé d’un tube court (3 à 10 cm) en polyuréthane ou téflon et d’un mandrin métallique creux à biseau, permettant sa mise en place dans une veine. |
| CHAMBRE COMPTE-GOUTTES | Segment du perfuseur constitué d'un réservoir transparent comportant un tube étalonné permettant l'appréciation du débit de perfusion par décompte des gouttes. |
| CENTIMETRE CUBE [CC] (millilitre) | Unité de mesure du volume obsolète le millilitre (mL) doit être utilisé [1mL = 10-3 L]. |
| CMR | Agent cancérigène et/ou mutagène et/ou reprotoxique (toxique pour la reproduction) |
| CYTOTOXIQUE | Médicaments utilisés en thérapies anticancéreuses, rhumatologiques et immunologiques (inhibiteurs de la mitose, antimétabolites, substances alkylantes, antibiotiques, etc.) |
| DEBIT | Quantité de solution injectable écoulée par unité de temps. |
| FILTRE | Dispositif médical au travers duquel on fait passer un fluide pour empêcher le passage des particules dont la taille est supérieure à celle des pores du filtre. |
| GARDE-VEINE | Pratique consistant à maintenir une voie veineuse perméable, par exemple, par la mise en place d'une perfusion continue à faible débit. |
| LIGNE DE PERFUSION | Ensemble des divers dispositifs médicaux (perfuseur, prolongateur, rampe, robinet, valve, etc.) qui permettent de relier une substance injectable à l’abord veineux du patient. |
| LIGNE PRINCIPALE DE PERFUSION | Ligne de perfusion directement reliée à la voie d'abord (cathéter ou aiguille de Huber). |
| LIGNE SECONDAIRE DE PERFUSION | Dispositif médical (perfuseur, transfuseur, arbre de perfusion pour chimiothérapie) placé en dérivation sur la ligne principale par le biais, soit d'un robinet, soit d'une rampe de robinets. |
| LIPIDO-RESISTANCE | Propriété d'un matériau à résister dans le temps à l'action physico-chimique d'une solution lipidique (solution de nutrition parentérale, médicament en émulsion lipidique …). |
| LUER | Configuration normalisée des embouts présents sur les dispositifs médicaux de perfusion (cône 6 %). |
| LUER LOCK | Configuration des embouts Luer munis d’un dispositif de verrouillage. |
| MICROPERFUSEUR Epicranienne (Dispositif épicranien Butterfly® / à bannir) | Dispositif médical constitué d'une aiguille métallique biseautée munie d'ailettes en plastique, prolongée par une tubulure en plastique et terminée par un embout Luer. Il permet les injections de courte durée. |
| PERFORATEUR (Percuteur) | Extrémité pointue d'un perfuseur permettant sa connexion à la poche ou au flacon à perfuser. |
| PERFUSEUR PAR GRAVITE (Tubulure de perfusion Nécessaire à perfusion) | Dispositif médical permettant l'administration par gravité d'une solution injectable. Il est composé au moins d'un perforateur, d'une chambre compte- gouttes, d'une roulette permettant de régler le débit, d'une tubulure de longueur et de diamètre variables. Il se termine par un raccord verrouillable (Luer lock) mobile ou non. |
| PERFUSEUR DE PRECISION (Maîtrisette Nécessaire à burette) | Perfuseur par gravité muni d'une chambre graduée destinée à l'administration intraveineuse lente d'un volume précis de solution injectable au cours d'un temps donné. |
| PERFUSION | Administration parentérale, le plus souvent intraveineuse, lente et prolongée d'une solution injectable. |
| PERFUSION SOUS CUTANEE Hypodermoclyse | Technique d'administration continue ou discontinue de solution injectable dans le tissu sous-cutané. |
| PROLONGATEUR (Rallonge Pour les prolongateurs de pousse seringue : Connectub® / à bannir) | Dispositif médical composé par une tubulure simple de longueur et de diamètre variables, terminée à chaque extrémité par un embout Luer ou Luer Lock male ou femelle. Il permet de rallonger une ligne de perfusion, de raccorder un pousse seringue à la ligne principale de perfusion. |
| RAMPE DE ROBINETS | Dispositif médical composé de plusieurs robinets, à embouts Luer, disposés en série. |
| REGULATEUR DE DEBIT | Dispositif médical permettant d'ajuster la quantité de solution injectable écoulée par unité de temps. Il est placé en aval d’un perfuseur par gravité ou peut être inclus dans le perfuseur. |
| ROBINET A 3 VOIES | Dispositif médical à 3 voies comportant un embout Luer mâle et deux embouts Luer femelle. Il est muni d'une partie mobile rotative permettant l'ouverture des différentes voies de façon alternative. |
| ROULETTE Molette | Molette placé sur la tubulure d'un perfuseur par gravité permettant le réglage du débit. |
| TEST DU MARTEAU D'EAU | Geste qui consiste à taper le flacon de verre latéralement ou sur le fond afin d'entendre un claquement caractéristique témoin de la présence de vide. |
| VALVE ANTI- RETOUR | Dispositif médical à valve unidirectionnelle permettant le passage de la solution uniquement vers le patient. |
| VALVE BI-DIRECTIONNELLE / Système clos sans aiguille | Dispositif médical à valve permettant les prélèvements et les injections en système clos. |
| VALVE ANTI-SIPHON | Dispositif médical à valve unidirectionnelle autorisant le passage de la solution injectable dès qu'une certaine pression est volontairement appliquée sur la ligne de perfusion. |
12.5 - Annexe 5 : Perfuseur type

11 – Bibliographie
Seules ont été citées dans cette bibliographie, les références ayant servi à l’élaboration de ces recommandations.
- Bonnes pratiques de préparation. Afssaps. 3 décembre 2007.
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- Chambrin PY. Les perfuseurs. Des évolutions lentes mais continues. Moniteur Hospitalier. 2000 ; 125 : 29-38.
- Thiveaud D. Les dispositifs de régulation du débit de perfusion par gravité, ADPHSO, 1996 ; Tome 21 (4): 83-90.
- Poulain-Vandamme A.M. et al. Perfusion, régulateurs de débit et sécurité thérapeutique. Journal de Pharmacie clinique. 1991/09; 10 N° 3 : 159-166.
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- Recommandation 59. Bonnes pratiques et gestions des risques associés au PICC. SF2H. Décembre 2013.
- Recommandation 70. Prévention des infections associées aux chambres à cathéter implantables pour accès veineux. SF2H. Mars 2012.
- Recommandation 53. Prévention des infections liées aux cathéters veineux périphériques. SF2H-HAS. Novembre 2005.
- Recommandation 77. Bonnes pratiques et gestions des risques associés au PICC. SF2H. Décembre 2013.
- Recommandation 67. Prévention des infections associées aux chambres à cathéter implantables pour accès veineux. SF2H. Mars 2012.
- Recommandation 78. Bonnes pratiques et gestions des risques associés au PICC. SF2H. Décembre 2013.
- Recommandation 68. Prévention des infections associées aux chambres à cathéter implantables pour accès veineux. SF2H. Mars 2012.
- Recommandation 79. Prévention des infections associées aux chambres à cathéter implantables pour accès veineux – SF2H – mars 2012.
- Recommandation 74 – Prévention des infections associées aux chambres à cathéter implantables pour accès veineux – SF2H – mars 2012.
- Recommandation 62 – Bonnes pratiques et gestion des risques associés au PICC – SH2H – décembre 2013.
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- Recommandations HAS avril 2008 sur déclenchement artificiel du travail à partir de 37 semaines d’aménorrhée.
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- Site internet : www.stabilis.org, liste consultée le 11/07/2017.
- Fiche de Bonnes Pratiques : Hydratation par perfusion sous-cutanée (hypodermoclyse). OMEDIT Région Centre, juin 2013.
- Guide « Aide à la rédaction d’un document sur la pose, l’entretien et la surveillance d’une perfusion par voie sous-cutanée chez l’adulte ». CCLIN Ouest. 2013.
- Prévention des infections en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. SFHH juin 2009.
- NF S 90-203 (novembre 1986). Matériel médico-chirurgical – dispositifs de transfert, prolongateurs et autres accessoires pour la transfusion et la perfusion.
- NF S90-250 (1990) Matériel médico-chirurgical. Pompes à réglage de débit, pompes à comptage de gouttes et pompes accélératrices de perfusion. Caractéristiques de fonctionnement.
- NF S90-251 (décembre 1986). Matériel médico-chirurgical - Pousse-seringues - Caractéristiques de fonctionnement.
- NF EN ISO 7886-2 (novembre 1997). Seringues hypodermiques stériles, non réutilisables - Partie 2 : seringues pour pousse-seringues mûs par un moteur.
- NF EN ISO 8536-5 (novembre 1993). Matériel de perfusion à usage médical – Partie 5 : Appareil de perfusion type burette.
- NF EN ISO 8536-4 (décembre 2004). Matériel de perfusion à usage médical – Partie 4 : Appareils de perfusion non réutilisables, à alimentation par gravité.
- NF EN ISO 8536-8 (décembre 2004). Matériel de perfusion à usage médical Matériel de perfusion pour utilisation avec des appareils de perfusion sous pression.
- NF EN 60601-2-24 (avril 2003) appareil électromédicaux – Partie 2-24 : Règles particulières de sécurité des pompes et régulateurs de perfusion.
- NF EN ISO 8536-9 (juin 2005). Matériel de perfusion à usage médical – Partie 9 : Tubulures pour utilisation avec des appareils de perfusion sous pression.
- NF EN ISO 8536-10 (juin 2005). Matériel de perfusion à usage médical – Partie 10 : Accessoires de tubulures pour utilisation avec appareil de perfusion sous pression.
- NF ISO 28620 (2010-04). Diffuseurs portables de médicaments, non mus électriquement.
10 – Perfusion sous-cutanée
10.1 - Recommandation N°12 : Modalités de perfusion sous-cutanée
10.1.1 - Indications
La perfusion sous-cutanée ou hypodermoclyse est largement décrite dans la littérature (43–45). Elle est :- indiquée dans le traitement de la déshydratation modérée et dans la prévention de la déshydratation chez un sujet à risque, lorsque la voie orale n'est pas possible ou insuffisamment efficace et lorsque la voie veineuse est difficile ou impossible ;
- utilisée pour l'administration de certains médicaments (ceftriaxone, morphine, amikacine, etc.) ;
- une alternative à la voie veineuse en soins palliatifs.
10.1.2 - Contre-indications
La perfusion sous-cutanée est contre-indiquée en cas de troubles majeurs de la coagulation, d'affections dermatologiques, de décompensation cardiaque et d'œdèmes généralisés.10.1.3 - Non-indication
La perfusion sous-cutanée n'est pas indiquée dans une situation d'urgence vitale en raison d’une cinétique de diffusion lente.La perfusion d’une solution sans électrolyte peut entrainer un œdème. Ne pas perfuser de potassium par voie sous-cutanée.
10.1.4 - Caractéristiques des DM
Une aiguille épicrânienne (microperfuseur) ne doit pas être utilisée car elle est plus traumatique et à risque d'AES en cas de déperfusion. Il est recommandé d'utiliser exclusivement un cathéter souple et sécurisé :- soit un cathéter spécifique pour la perfusion sous-cutanée, sécurisé, à large ailette. En 2015, seul un dispositif de ce type possède le marquage CE dans l'indication de la perfusion sous-cutanée (BD Saf-T-Intima®). Son utilisation pour la perfusion sous-cutanée est possible pour les tailles Gauge 22 et Gauge 24,
- soit un cathéter veineux périphérique sécurisé.
10.1.5 - Choix de la zone d'injection
Les zones de perfusion utilisables n'ont pas les mêmes capacités d'absorption et de diffusion. Ce sont par ordre de capacité d'absorption décroissante :- Face latérale de l'abdomen en dehors de la zone péri-ombilicale,
- Face antéro-externe des cuisses,
- Face antérieure du thorax,
- Région sous-claviculaire,
- Face externe du bras.

Figure 4 : schéma des zones de perfusion SC utilisables (44).
Le site d'injection ne devra pas être inflammatoire ou infecté. La peau doit être saine, sans hématome, ni œdème ou lipodystrophie. Eviter les zones présentant des troubles de la sensibilité (CI relative). Il est recommandé de varier les sites d'injection. Celui-ci sera donc changé à chaque nouvelle pose de cathéter et sera choisi à plus de 3 cm du dernier site (44).10.1.6 - Modalités de perfusion
Les conditions d'asepsie mises en œuvre lors de la pose du dispositif de perfusion sous-cutanée sont les mêmes que lors de la pose d'un cathéter veineux périphérique. Le cathéter sera couvert après la pose par un pansement adhésif transparent stérile semi-perméable. La perfusion sera connectée au cathéter à l'aide d'un prolongateur, sauf si le cathéter est changé en même temps que la perfusion. En cas d'utilisation du BD Saf-T-Intima®, un prolongateur est intégré au dispositif ce qui permet de mettre à distance le point de ponction du raccord de manipulation. Lors de l'utilisation de ce dispositif, il n'y a donc pas lieu d'insérer un prolongateur avant le perfuseur. La perfusion peut être réalisée sur un mode continu ou sur un mode discontinu, avec ou sans maintien du cathéter en place. Le débit de perfusion se situera entre 1 et 3 mL/min. Un débit trop rapide entraine un œdème local par défaut de résorption. Il est possible de perfuser au maximum un volume d'1 litre par site de perfusion et par jour. Si la perfusion est réalisée en mode discontinu, l’obturation du prolongateur entre deux perfusions sera réalisée :- Soit à l’aide d’une valve bidirectionnelle qui sera désinfectée avant toute connexion et déconnexion (pas de rinçage à la déconnexion),
- Soit à l’aide d’un bouchon obturateur stérile qui sera changé à la fin de chaque perfusion.
10.1.7 - Solutions de perfusion (à titre indicatif)
Les solutions de perfusion utilisées sont des solutions contenant du sodium comme électrolyte :- Chlorure de sodium à 0,9%.
- Glucose à 2,5% ou 5% + 2 g/L de sodium.
9 – Rinçage des voies d’abord périphériques et centrales
9.1 - Recommandation N°11 : Modalités de rinçage des robinets à trois voies et des valves
Après chaque manipulation pour injection ou prélèvement, sur robinet 3 voies ou valve bidirectionnelle, il est impératif d’effectuer un rinçage avec une solution de chlorure de sodium injectable stérile à 0,9 % (ou, en cas d’incompatibilité, avec une solution de glucose injectable stérile à 5%) afin d’assurer la perméabilité de la voie d’abord. Ce rinçage permet d’éviter :- la formation d’un précipité, due aux incompatibilités entre médicaments ;
- la formation d’un thrombus.
9.1.1 - Liste indicative des principes actifs incompatibles avec une solution de rinçage de chlorure de sodium à 0,9% (42)
- Aldesleukine
- Amiodarone chlorhydrate
- Amphotéricine B
- Amphotéricine B liposomale
- Amsacrine
- Atracurium bésilate
- Carboplatine
- Ciprofloxacine lactate
- Cyclizine lactate
- Dalbavancine
- Daunorubicine chlorhydrate
- Daunorubicine liposomale chlorhydrate
- Diamorphine chlorhydrate
- Diazépam > 0,25 mg/mL
- Doxorubicine liposomale pégylée chlorhydrate
- Filgrastim
- Halopéridol lactacte > 1 mg/mL
- Mycophénolate mofétil
- Oxaliplatine
- Pentamidine isétionate
- Quinupristine / dalfopristine
- Vert d’indocyanine
- Vertéporfine
9.1.2 - Liste indicative des principes actifs incompatibles avec une solution de rinçage de glucose à 5% (42) :
- Altéplase
- Amoxicilline + acide clavulanique
- Azacitidine
- Baclofène
- Belimumab
- Bévacizumab
- Bléomycine sulfate
- Caspofungine acétate
- Cisplatine
- Cladribine
- Daptomycine
- Dihydralazine mésilate
- Ertapénème
- Furosémide
- Hydralazine
- Insuline glulisine
- Melphalan
- Mitomycine
- Necitumumab
- Pertuzumab
- Phénytoïne sodique
- Procaïnamide chlorhydrate
- Propofol
- Ramucirumab
- Rasburicase
- Témozolomide
- Tenectéplase
- Trastuzumab
- Trastuzumab emtansine
8 – Valves de perfusion
8.1 - Recommandation N°10 : Modalités d’utilisation des valves de perfusion
8.1.1 - INTRODUCTION
Il ne faut pas confondre bouchon obturateur et valve. Chronologiquement, sont apparus d’abord les bouchons obturateurs, puis différents types de valves. CHAQUE VALVE A UNE INDICATION PRECISE ET NE DOIT PAS ETRE UTILISEE A LA PLACE D’UNE AUTRE.8.1.1.1 - Les bouchons obturateurs
Leur seul rôle est d’obturer la perfusion. Le système est ouvert lorsqu’ils sont enlevés et expose donc à un risque infectieux et à un risque d’embolie gazeuse. Ces bouchons obturateurs sont des dispositifs à usage unique et doivent donc être changés à chaque manipulation. Certains bouchons sont pourvus d’un mandrin obturateur et s’utilisent exclusivement sur des cathéters périphériques courts. Les mandrins obturateurs sont spécifiques d’un cathéter : ils doivent être adaptés au cathéter en termes de longueur et de diamètre et doivent être changés après chaque utilisation.8.1.1.2 - Les valves bidirectionnelles
(Voir ci-dessous les autres dénominations possibles1) Elles permettent de fermer la ligne de perfusion et également de prélever et d’injecter sans aiguille et sans rompre le système clos. Elles ont été conçues pour :- simplifier les manipulations,
- limiter les risques d’AES pour le personnel soignant,
- limiter les embolies gazeuses,
- réduire les risques d’infection chez les patients par rupture du système clos, à condition d’être systématiquement désinfectées avant chaque connexion et après chaque déconnexion.
8.1.1.3 - Les valves unidirectionnelles
Elles permettent le passage de la solution uniquement dans une seule direction, c’est-à-dire vers le patient et empêchent donc tout reflux de la solution. Elles peuvent être de 2 types : anti-reflux (encore appelées anti-retour) et anti-siphon. - Ces valves ne doivent pas être utilisées comme bouchons obturateurs. - Il faut privilégier l’utilisation de valves intégrées à la ligne de perfusion, afin de garantir leur bon usage.8.1.2 - LES VALVES BIDIRECTIONNELLES
8.1.2.1 - Généralités
8.1.2.1.1 - Propriétés
La connexion de l’embout mâle (seringue, ligne de perfusion, etc.) sur la valve entraîne automatiquement l’ouverture de celle-ci. Inversement, la déconnexion de l’embout mâle entraîne automatiquement la fermeture de cette valve.8.1.2.1.2 - Terminologie et définitions
Dans les recommandations AP-HP datant de 2007, les valves bidirectionnelles étaient classées en « valves à pression positive » et « valves sans pression positive ». Depuis, de nouvelles terminologies sont apparues (valves « à mécanisme interne » et valves « à septum préfendu ») dans les recommandations de la SHEA (Society for Healthcare Epidemiology in America) et du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) (31). Ces recommandations sont défavorables aux valves dites « à mécanisme interne » sur la base de publications monocentriques, rétrospectives et n’impliquant que 2 modèles de valves de cette catégorie (32–35). En 2014, les recommandations de la SHEA concluent que le design optimal requis pour obtenir une réduction du risque infectieux n’est pas défini (36).
Les termes « septum préfendu » et « mécanisme interne » étant sujets à interprétation et le niveau de preuve des études citées précédemment étant jugé insuffisant, le groupe d’experts choisit de ne retenir que les termes de valves avec flush positif et valves sans flush positif à la déconnexion, qui rendent compte du comportement de la valve à la déconnexion.
8.1.2.2 - Indications
(cf. tableau 1 : Quelle valve bidirectionnelle choisir ? cf. figure 1 : Propriétés des valves avec/sans flush positif et cf. figure 2 : Caractéristiques valve sans/avec flush positif à la déconnexion) En matière de comportement à la déconnexion, deux types de valves bidirectionnelles sont donc disponibles :- les valves sans flush positif à la déconnexion [Bionecteur®, Q-syte®, TPS®, Securisend TPS®, etc.] ;
- les valves avec flush positif à la déconnexion [Autoflush®, Posiflow®, Care site®, etc.].
8.1.2.2.1 - Valve sans flush positif à la déconnexion = « valve sans flush »
Elle peut être indiquée lorsque l’abord veineux est utilisé de façon continue. Elle sera alors placée sur toute connexion de la ligne vouée à être déconnectée temporairement (cathéter, prolongateur, robinet à 3 voies, rampe de robinets, etc.) pour permettre les injections, les perfusions, les transfusions et les prélèvements de sang en préservant le système clos. Elle existe seule ou déjà pré-montée sur la ligne ou sur certaines poches de solutions injectables. Lorsqu’une valve sans flush positif est positionnée sur le cathéter ou sur son prolongateur, il faut impérativement clamper avant la déconnexion de la ligne de perfusion.8.1.2.2.2 - Valve avec flush positif à la déconnexion = « valve avec flush »
Elle est à positionner sur un cathéter veineux périphérique ou central, lorsque l’abord veineux est utilisé de façon intermittente pour permettre les injections, perfusions, transfusions et prélèvements de sang en préservant le système clos. Elle permet de supprimer la perfusion « garde-veine » et d’améliorer l’autonomie du patient.
NB : Lorsque la valve avec flush ne peut être utilisée (problème de débit insuffisant), la valve sans flush peut être utilisée pour les connexions intermittentes, à condition de clamper l’abord veineux avant la déconnexion.

Figure 1 : Propriétés des valves avec/sans flush positif

Figure 2 : Caractéristiques des valves sans/avec flush positif à la déconnexion
8.1.2.3 - Critères de qualité
- Sécurité des connexions et des déconnexions (étanchéité de la valve)
- Facilité de désinfection : surface plane
- Facilité de manipulation
- Rinçabilité (flux direct)
- Transparence/visibilité du flux
- Faible perte de débit
- Faible volume mort
- Nombre d’activations possibles
- Encombrement minimum
- Qualité des matériaux (lipidorésistance, compatibilité IRM)
- Qualité du conditionnement
8.1.2.4 - Mode d’utilisation
- Réaliser une friction hydro alcoolique des mains.
- En cas de prélèvement sanguin ou d’administration d’anticancéreux, mettre des gants à usage unique (prévention des AES, protection du personnel) :
- stériles en cas de manipulation proximale d’une voie centrale et mettre également un masque,
- non stériles dans les autres cas.
- Désinfecter la valve par friction à l’aide d’une compresse stérile imbibée avec un antiseptique alcoolique majeur et attendre le séchage spontané.
- Effectuer la manipulation (injection, prélèvement, connexion).
- Rincer de façon pulsée à l’aide d’une seringue de 10 mL de chlorure de sodium 0,9 % stérile injectable.
- Désinfecter la valve à l’aide d’une compresse imbibée d’un antiseptique alcoolique majeur par friction et attendre le séchage spontané.
- Eliminer les gants le cas échéant.
- Réaliser une friction hydro alcoolique des mains.
8.1.2.5 - Précautions d’emploi
- Il est déconseillé de mettre plusieurs valves en série sur une même ligne de perfusion, en raison du risque de réduction significative du débit de perfusion.
- S’il est nécessaire de protéger la valve (contact de la peau du patient pour une voie centrale, risque de manipulations par le malade en gériatrie, pédiatrie, etc.), il est recommandé d’utiliser un boîtier (37).
- Une valve bidirectionnelle positionnée à distance du site d’insertion du cathéter doit être changée en même temps que la ligne veineuse. Elle ne reste pas en place plus de 96 heures.
- Une valve bidirectionnelle positionnée en proximal (c’est-à-dire directement sur le cathéter ou sur l’aiguille de Huber) doit être changée au maximum tous les 8 jours.
8.1.2.6 - Contre-indications
- Ne jamais utiliser d’aiguille pour injecter au travers des valves,
- Ne jamais rajouter de bouchon obturateur.
8.1.3 - LES VALVES UNIDIRECTIONNELLES
8.1.3.1 - Valve anti-reflux ou anti-retour
- Propriétés : Elle empêche tout reflux dans la ligne sur laquelle elle est positionnée, donc une possible accumulation du médicament et ainsi évite les effets d’une administration massive du médicament accumulé (évite un sous-dosage suivi d’un bolus accidentel).
- Indication : Administration de médicaments à index thérapeutique étroit, tels que les morphiniques avec ou sans PCA (« Patient Controlled Analgesia » ou analgésie contrôlée par le patient), et de l’ocytocine (40), associée à une perfusion par gravité.
- Localisation : voir figure 3.
Figure 3 : Valve anti-reflux
8.1.3.2 - Valve anti-siphon
- Propriétés : Elle autorise le passage de la solution uniquement si une certaine pression (100/150 mm Hg) est volontairement appliquée sur la ligne de perfusion en amont de la valve, grâce à une pompe volumétrique. Elle protège le patient du risque de débit libre.
- Indication : Obligatoire pour une perfusion PCA, cette valve est intégrée à la tubulure de PCA. Présente sur certains prolongateurs de pousse-seringues et sur certaines tubulures. La présence d’une valve anti-siphon implique d’envisager la présence d’une valve anti-retour sur les autres voies lorsqu’elles existent.
- Localisation : voir figure 4.

Figure 3 : Valve anti-reflux

Figure 4 : Valve anti-siphon
8.1.4 - Si utilisation d'une valve bidirectionnelle, laquelle choisir?
Il n’existe pas à ce jour, d’étude clinique de haut niveau de preuve de l’intérêt de l’utilisation de ces valves par rapport aux bouchons obturateurs. Les présentes recommandations visent à permettre, en cas d’utilisation d’une valve bidirectionnelle, de choisir la valve adaptée au type de cathéter et à son mode d’utilisation.Cathéter veineux périphérique (CVP)
| Utilisation intermittente du cathéter | Utilisation continue du cathéter |
| Valve avec flush + Prolongateur sans clamper OU Valve sans flush + Prolongateur + clampage du prolongateur avant déconnexion de la ligne de perfusion | Pas de valve |
Cathéter veineux central (CVC) ou PICC muni d’un clamp
| Utilisation intermittente du cathéter | Utilisation continue du cathéter |
| Valve avec flush sans clamper OU Valve sans flush + clampage du cathéter avant déconnexion de la ligne de perfusion | Pas de valve OU Valve sans flush |
Cathéter veineux central (CVC) ou PICC sans clamp
| Utilisation intermittente du cathéter | Utilisation continue du cathéter |
| Valve avec flush | Pas de valve OU Valve sans flush |
7 – Modalités de manipulation des rampes et robinets à 3 voies
7.1 - Recommandation N°8 : Indications de l’utilisation des protecteurs de rampes et de robinets à 3 voies
7.1.1 - Préambule
S’il est nécessaire de disposer de plusieurs voies d’administration, il est impératif d’utiliser un dispositif médical permettant de connecter plusieurs lignes :- soit un robinet 3 voies,
- soit une rampe de robinets.
7.1.2 - Les rampes de robinets 3 voies
- comportent 2 à 6 robinets,
- sont munies d’un prolongateur d’une longueur de 50 à 200 cm selon le besoin,
- se présentent :
- avec ou sans système de fixation intégré,
- avec ou sans boîtier de protection,
- avec ou sans valves bidirectionnelles sans flush positif à la déconnexion.
7.1.3 - Cas particulier
Afin d’éviter les manipulations des robinets par les malades (notamment en pédiatrie et en gériatrie), les protecteurs de rampe peuvent néanmoins être utilisés pour des raisons de sécurité.7.2 - Recommandation N°9 : Manipulation des rampes et robinets à 3 voies
Il faut utiliser une rampe avec un nombre de robinets adapté à la situation clinique du patient. Ne pas mettre d’emblée une rampe avec des robinets qui ne seront pas utilisés. Vérifier les différentes connexions afin d’éviter tout risque de fuite ou embolie gazeuse. Il est recommandé de placer la rampe à hauteur du cœur ou plus bas, jamais au-dessus. Les robinets doivent être :- purgés avant utilisation. La purge d’une rampe s’effectue robinet après robinet avec une seringue, dans le sens du flux de perfusion ;
- fermés si non utilisés, même en présence de valves bidirectionnelles.
7.2.1 - Technique avec valve
- Réaliser une friction hydro alcoolique des mains.
- En cas de prélèvement sanguin ou d’administration d’anticancéreux, mettre des gants à usage unique (23,24) (prévention des AES, protection du personnel) :
- stériles en cas de manipulation proximale d’une voie centrale et mettre également un masque,
- non stériles dans les autres cas.
- Désinfecter la valve par friction à l’aide d’une compresse stérile imbibée d’un antiseptique alcoolique majeur et attendre le séchage spontané.
- Ouvrir le robinet à l’aide de la compresse stérile imbibée d’un antiseptique alcoolique majeur et effectuer la manipulation (injection, prélèvement, connexion).
- Rincer de façon pulsée à l’aide d’une seringue de 10 mL de chlorure de sodium 0,9 % stérile injectable.
- Refermer le robinet, puis désinfecter la valve à l’aide d’une compresse stérile imbibée d’un antiseptique alcoolique majeur, par friction et attendre le séchage spontané.
- Eliminer les gants le cas échéant.
- Réaliser une friction hydro alcoolique des mains.
7.2.2 - Technique sans valve
- Réaliser une friction hydro alcoolique des mains.
- En cas de prélèvement sanguin ou d’administration d’anticancéreux, mettre des gants à usage unique (23,24) (prévention des AES, protection du personnel) :
- stériles en cas de manipulation proximale d’une voie centrale et mettre également un masque,
- non stériles dans les autres cas.
- Tenir le robinet et retirer le bouchon obturateur à l’aide de compresses stériles imbibées d’un antiseptique alcoolique majeur. Eliminer le bouchon.
- Ouvrir le robinet. Effectuer la manipulation (injection, prélèvement, connexion).
- Refermer le robinet à l’aide d’une compresse imbibée, puis l’obturer aseptiquement avec un nouveau bouchon obturateur stérile.
- Eliminer les gants le cas échéant.
- Réaliser une friction hydro-alcoolique des mains.